Le Parisien
AGENDA | Expos - Art Contemporain

Gustav Klimt

Du Vendredi 13 avril au 11 novembre 2018

ATTENTION 
 Evénement terminé !


 
Lieu : L'Atelier des lumières 75011 Paris
Horaires : Tous les jours de 10h à 18h. Nocturnes les vendredis et samedis jusqu'à 22h.
Tarif : Moins de 26 : 9,5€ // Chomeurs & handicapés : 11,5€ // Tarif normal : 14,5€ // Pass 2 adultes + 2 jeunes : 42€
L'Atelier des Lumières, le premier centre d'art numérique, ouvre vendredi à Paris avec une immersion dans les couleurs du génie autrichien. Spectaculaire.

C'est à voir. Ça en jette, mais on ne trouve pas les mots. Certains parlent du « premier musée numérique ». Faux, un musée conserve des « vraies » œuvres en permanence. Ou à la limite, il en existe un au Japon, qui propose des reproductions de peintures dans leur cadre, sur un écran plasma. Rien de tel ici. Le contenu des projections Klimt dans ce nouvel espace, l'Atelier des Lumières, qui ouvre vendredi dans une ancienne fonderie du XIe arrondissement à Paris, tiendrait dans un disque dur. Culturespaces, la société très sérieuse qui le gère, parle plus raisonnablement de « premier centre d'art numérique » dans la capitale.

On entre dans le noir pour une projection de 40 minutes, et si l'on veut, deux autres expositions « immersives » plus courtes. D'abord Klimt *, le grand peintre de la Sécession Viennoise au début du XXe siècle, inventeur de formes nouvelles, de nus étranges couverts d'or, de femmes aussi attirantes et inquiétantes que dans un film de David Lynch.

Au sol, aux plafonds, aux murs, les couleurs explosent


Tiens, de ce point de vue, Klimt se prête bien au numérique, de même que son contemporain, le sulfureux Egon Schiele, lui aussi projeté ici sur toutes les surfaces, du plancher aux plafonds. Projection totale, aucune surface n'y échappe, pas même sous vos pieds. On marche, car il faut multiplier les points de vue, on peut monter un escalier pour embrasser le panorama.

Gustav Klimt à l'Atelier des Lumières


Au sol, aux plafonds, aux murs, les couleurs explosent, après des vues du Vienne de l'époque. N'espérez pas trop fixer un tableau, ils bougent vite, se concentrent sur un détail, comme une valse d'images ou un fondu-enchaîné qui n'en finit pas. Un choc visuel. Certains puristes détestent. Pas tous. Et puis, ce ne sont pas les premiers visés. Tout le monde n'a pas les moyens d'aller à Vienne voir les originaux.


« C'est de la culture plaisir »


Et même à Paris, comme le souligne Bruno Monnier, patron de Culturespaces, « les musées ne touchent que 50 % de la population au grand maximum. Beaucoup de gens n'osent pas en pousser la porte. Peut-être que ceux qui ont peur d'y aller seront moins intimidés par un espace comme celui-ci ».

Pour les enfants, ce sera comme un son et lumière, même si le mot fait bondir Bruno Monnier, qui n'aime pas non plus qu'on parle de divertissement. « C'est de la culture plaisir », corrige-t-il. Les couleurs foncent sur vous. Le visage d'Adele Bloch-Bauer, la muse de Klimt, qu'il a peinte dans les plus belles robes, semble se rapprocher de vous en gros plan.
Plus de 3000 images mises en mouvement par 140 vidéoprojecteurs laser

Soyons clairs : ce n'est pas une expo, aucun tableau n'est cadré comme au musée. Un ballet plutôt, plus de 3000 images mises en mouvement par 140 vidéoprojecteurs laser. La salle des miroirs, où la projection se poursuit sous vos pieds, sur l'eau d'un ancien bassin de la fonderie, à l'infini, offre un léger vertige.

L'opération associe une ancienne conservatrice du musée d'Orsay. Culturespaces gère de « vrais » musées aussi sérieux que Jacquemart-André ou Maillol. « On organise six expositions par an dans trois établissements culturels différents. Il n'y a que la Réunion des Musées Nationaux qui en produise autant », lâche le patron, pour couper court à ceux qui accuseraient le projet d'être un grand cirque aux images. Plutôt une initiation. Donner envie à ceux qui se sentent exclus des musées. Et du plaisir, autrement, à ceux qui aiment les peintures, ici en format XXL.

Surtout, la même société a prouvé aux Carrières de Lumière, aux Baux-de-Provence (Bouches-du-Rhône), qu'elle savait monter ce genre de show : 600 000 visiteurs par an. A Paris, elle en espère de 250 000 à 400 000. Les réservations s'annoncent bien : déjà des milliers de places vendues à raison de 300 ou 400 par jour. On peut rester aussi longtemps qu'on le souhaite, et tenter aussi la seconde salle, avec un bar et un collectif d'art immersif contemporain. Le deuxième étage de la fusée. Décollage imminent.


Bientôt un festival d'art immersif


Car si l'on vient à l'Atelier des Lumières pour Klimt, on a été soufflé par le show donné dans la petite salle par le collectif Poetic_Ai, qui utilise l'intelligence artificielle dans un processus de création visuelle, à travers un algorithme qui compose une œuvre digitale et contemplative. Un noir et blanc sidérant, une musique plein les oreilles, une expérience vraiment spéciale.

Bruno Monnier, qui dirige Culturespaces, voudrait ne pas numériser seulement des artistes classiques, mais inviter à l'Atelier des Lumières de jeunes artistes qui travaillent directement sur le numérique, à travers des installations immersives sur d'immenses formats. Un festival est envisagé pour la rentrée 2019. Le temps d'installer le lieu, avant de se projeter dans le futur. Ou le présent.

Critique du Parisien
 
Contacts
Site internet : atelier-lumieres.com
Adresse:
L'Atelier des lumières - 38 rue Saint Maur Paris 75011
Métro/RER : Père Lachaise (2)
 
Plan adresse Gustav Klimt
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