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« Les bad girls des musiques arabes » film de Jacqueline Caux au Festival du film franco-arabe 2021

Du Dimanche 14 novembre au 23 novembre 2021


ATTENTION 
 Evénement terminé !


Représentations les : Lundi, Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi, Dimanche
 

Lieu : Cinéma le Trianon 93230 Romainville
Horaires : 19h
Tarif : Tarif unique : 3,50€ à toutes les séances

Evénement proposé par Lescribe

« LES BAD GIRLS DES MUSIQUES ARABES »

Ce film documentaire émouvant évoque le destin des « Bad Girls des musiques arabes » les musiciennes arabes qui au fil des siècles du Caire, de Tunis, de Cordoue, par la force de leur passion artistique, avec courage et audace ont bravé le patriarcat pour réussir à imposer leur art dans le respect de leur condition de femme. Les riches images d'archives, films, photos, remuent dans ce beau film de la réalisatrice Jacqueline Caux qui rend hommage aux poétesses, musiciennes et chanteuses arabes restées dans l'ombre, quand ce n'est pas dans l'oubli face à un destin en parallèle avec les divas de l'âge d'or Asmahan, Om Kalsoum, Warda… Yousra DHABI, la célèbre musicienne tunisienne, une des première femmes luthistes solistes du monde arabe a composé la musique de la bande originale. Un bel hommage à des femmes artistes musiciennes. La projection sera suivie d'une rencontre avec la réalisatrice. Un très beau film à voir absolument ! F. Guemiah

LE FILM « LES BAD GIRLS DES MUSIQUES ARABES »
« Alors que tant de femmes, de par le monde, s'insurgent encore devant les fréquents manques de respect qu'elles doivent subir, j'ai souhaité réaliser un film qui rende hommage à quelques - unes des musiciennes arabes, qui auront su revendiquer ce respect tout en faisant triompher leur art et leur féminité, et ceci depuis le 8ème siècle jusqu'à nos jours ». Jacqueline Caux

QUI SONT LES « BAD GIRLS DES MUSIQUES ARABES ? »
Anne Berthod. Télérama 25/01/20
De Djamila, esclave émancipée du VIIIe siècle, à Soska, rappeuse vedette sur Internet, un superbe documentaire de Jacqueline Caux dresse le portrait de femmes arabes qui ont su, à travers les âges, défier le patriarcat et faire entendre leur musique avec fougue et audace.

Rebelles et scandaleuses, elles se sont fait un prénom en se mêlant aux hommes, en chantant l'amour et le désir : Djamila, Wahlada, Oum, Asmahan, Warda et Soskia sont Les Bad Girls des musiques arabes, nom d'un documentaire édifiant de Jacqueline Caux « Les attentats ont nourri les amalgames sur l'Islam et la culture arabe, de plus en plus associés à la violence et au conservatisme, dit-t-elle. J'ai voulu montrer que ces cultures pouvaient être au contraire inspiratrices de beauté, de ténacité et de poésie. » Auteure engagée d'une quinzaine de films principalement musicaux (de la techno de Detroit aux cheikhates de l'Atlas Marocain), cette cinéaste indépendante a donc remonté le fil de l'histoire pour sélectionner des artistes telles Oum Khalsoum, Warda Al Jazaïra ou la reine du raï Cheikha Remitti. « Je m'incline devant ces artistes qui ont osé transgresser tous les tabous. J'ai ainsi découvert que des esclaves pouvaient chanter des choses que des femmes libres ne pouvaient pas. Dans des pays où les femmes sont traditionnellement soumises, elles se sont affranchies par le verbe et le talent, en mettant leur vie en adéquation avec leurs propos, parfois au prix de grands sacrifices. »

Ces héroïnes au destin hors-norme, éminemment romanesque, Jacqueline Caux les raconte d'une écriture poétique rappelant parfois celle des Mille et une nuits, composant à travers les siècles une balade contemplative et inspirante. Voici cinq d'entre elles, dont chacune aurait mérité un biopic à elle seule.

DJAMILA, L'ESCLAVE
C'est au VIIIe siècle, dans le désert d'Arabie, qu'a résonné la première grande voix rebelle du monde arabe identifiée par Jacqueline Caux. Djamila, comme seules pouvaient le faire quelques esclaves à Médine, put s'élever socialement par sa beauté et son talent de oudiste. Assez pour imposer le silence aux hommes qui venaient l'écouter, comme le poète Omar Ibn Abi Rabi'a qui, un soir de taarab (l'extase dans la musique arabe) particulièrement intense, en déchira ses vêtements.
Assez, aussi, pour éduquer ses élèves à la baguette - sur la tête. Car Djamila fut la première femme à fonder un conservatoire de musique, mixte qui plus est. La première, également, à diriger un grand orchestre arabe (150 musiciens). En 752, elle partit même sur les routes avec une troupe de cinquante musiciennes : direction La Mecque, où elle les fit jouer jouer dans les palais de la ville pendant trois jours et trois nuits, organisant ni plus ni moins que le premier festival de musique du monde arabe.

WALLADA, L'ANDALOUSE
Née en 994, Wallada est la fille du dernier calife omeyyade de Cordoue : une héritière fortunée, qui fonda à 24 ans un salon littéraire, où l'audace était de mise pour le plaisir de tous les lettrés d'Andalousie. C'est ainsi que cette rousse flamboyante, qui revêtait au quotidien l'une de ces tenues transparentes portées traditionnellement dans les thermes de Bagdad, est devenue l'amante du grand Ibn Zeidoun. Elle lui inspira des vers caliente (« l'endroit vers lequel tout homme soupire, on le devinait comme le museau d'un lapin doux ») et se consuma d'amour en retour, mais avait toujours brodé au bas de sa manche « J'offre mon baiser à qui le désire ». Ibn Zeidoun eut la mauvaise idée de la tromper avec sa servante et fut envoyé en prison au Maroc pour trahison. Elle se consola plus tard dans les bras d'une sublime poétesse. Et finit sa vie ruinée, hébergée par un autre de ses anciens amants.

ASMAHAN, LA MATA HARI
Yeux verts et voix renversante, la sublime Asmahan fut la rivale d'Oum Khalsoum dans les années 1930-1940, et l'aurait peut-être même détrônée si sa voiture n'avait pas versé dans un canal, l'année de ses 27 ans… Née princesse druze dans les montagnes syriennes, elle a grandi au Caire, où sa mère, tabassée par son mari pour avoir chanté dans le jardin, s'était exilée avec ses trois enfants, dont Fouad et Farid El Atrache. Cette dernière, chanteuse de cabaret, veilla à leur éducation et transforma leur maison en école de musique. Le succès d'Asmahan fut immédiat. Star glamour de comédies musicales aux décors somptueux, séductrice et fêtarde invétérée, elle menait pour beaucoup une vie de débauche - de femme libre dirait-on aujourd'hui. De son premier mari syrien, imposé par un frère aîné qui voulait la « ranger », elle divorça au bout de sept ans. Elle en eut quatre autres. Et flirta avec le grand chambellan égyptien, amant de la reine Nasli (mère de Faroukh 1er, qui chassa Asmahan d'Egypte !). Pendant la guerre, elle entretint également des liaisons dangereuses avec les services secrets français et anglais.

WARDA, LA PIAF MAGHREBINE
Ni esclave, ni princesse, Warda est née fille d'immigrés prolétaires, à Paris, en 1939. Ses premiers pas de chanteuse, elle les a faits sur la scène du fameux cabaret Tam Tam (Tam pour « Tunisie, Algérie, Maroc »), ouvert par son père dans le Quartier latin. Elle en devint la diva en titre, adulée dans la diaspora maghrébine, pour ses hymnes d'amour comme ses chansons patriotiques. Quand la police ferma le Tam Tam, soupçonné d'être une planque du FLN, sa famille s'expatria au Liban, le pays maternel, puis en Algérie, le pays paternel. Warda « Al Jazaïra » était alors « la rose algérienne », reine des cabarets à Beyrouth et icône de l'Algérie indépendante. Interdite de chanter en public par son mari, haut-gradé de l'Etat, elle se retira de la scène pendant dix ans. Elle y revint à la demande du président Boumedienne, malgré les menaces de son époux : « Si tu chantes, tu renonces à tes enfants ». Warda a chanté… Au grand dam de ses enfants, qui lui en ont longtemps voulu de les avoir abandonnés.

SOSKA, LA RAPPEUSE
Pas étonnant que Jacqueline Caux ait trouvé Soska en surfant sur Internet : c'est là que cette rappeuse égyptienne a émergé, à l'âge de 17 ans. Et là qu'elle continue de sévir dix ans plus tard, en rappant sur sa chaîne Youtube (The SoskaGirl, 190 000 followers), devant des milliers de fans, des États-Unis à la Corée. Ses textes, militants, dénoncent l'oppression des femmes et le patriarcat des sociétés orientales. Ses propres parents, très religieux, estimaient que seuls les hommes pouvaient rapper. Pour les convaincre, Soska a fait une grève de la faim, à 15 ans. À 19, elle vivait déjà de sa musique, assez pour aider sa famille et déménager à Alexandrie. Depuis, elle a tombé le voile qu'elle portait à ses débuts, mais ne donne que peu de concerts en Égypte, où ses propos virulants l'exposent trop. Les réseaux sociaux, où ses fans payent pour qu'elle chante le morceau de leur choix, lui suffisent amplement : elle a même un directeur artistique, qui lui conseille depuis la Chine comment décorer sa chambre les jours de live !

LE FESTIVAL DU FILM FRANCO-ARABE
À travers le Festival du film franco-arabe, la ville de Noisy-le-Sec et le cinéma Le Trianon offrent une véritable immersion artistique et un voyage cinématographique dans le monde arabe. Parrainé par le cinéaste Costa-Gavras, le Festival du Film Franco-Arabe est un événement annuel organisé par la Direction des Affaires Culturelles de la ville de Noisy-le-Sec en partenariat et par Le Trianon, cinéma public territorial Est-Ensemble, en collaboration avec l'Institut français de Jordanie à Amman, la Royal Film Commission de Jordanie et la municipalité d'Amman.
Le Festival du Film Franco-Arabe de Noisy-le-Sec est né en 2011, d'une volonté de créer des ponts entre les cultures pour favoriser la compréhension, la découverte et les échanges.
Chaque année, une compétition de courts-métrages est organisée.

« LES BAD GIRLS DES MUSIQUES ARABES »
France | 2019 | Documentaire | 1h20
Réalisé par Jacqueline Caux

Contact
Festival du film franco-arabe
Du 12 au 23 novembre 2021
Cinéma Le Trianon
Place Carnot 93230 Romainville

Contacts
Mail : fatiharmattan@hotmail.fr
Lieu / Adresse
Cinéma le Trianon - Place Carnot Romainville 93230
Métro/RER : Mairie des Lilas (11)
 
Plan adresse « Les bad girls des musiques arabes » film de Jacqueline Caux au Festival du film franco-arabe 2021
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